
Cyanotype
La petite histoire du cyanotype & son procédé chimique et magique !

Sa petite histoire…
Le cyanotype est un procédé photographique monochrome inventé par John Herschel en 1842.
A partir d’un mélange de citrate d’ammonium ferrique et de ferricyanure de potassium, on obtient un tirage photographique bleu. C’est un procédé simple et facile à mettre en place. Il ne nécessite que deux produits, un peu de soleil, et de l’eau.
Nombreux sont les botanistes qui s’en serviront pour créer des herbiers et ainsi répertorier les différentes plantes. Ce sera le cas d’Anna Atkins, botaniste et illustratrice scientifique qui ferra le choix d’utiliser ce procédé devenant ainsi une pionnière de la photographie et de son application aux livres de botanique.
Ce procédé a été aussi utilisé pour la reproduction de documents ayant l’avantage d’extrêmement bien se conserver dans le temps.
Le bleu de Prusse ne réagit quasiment pas à l’oxygène ce qui lui permet de subir les siècles sans perdre en éclat. Seule une atmosphère au pH basique peut détruire son bleu en la transformant en une teinte jaunâtre.
Il est donc idéal pour archiver des documents.
Plans d’architecte, documents techniques, archives, très nombreux sont les documents ayant été reproduits avec cette méthode. C’est d’ailleurs grâce à son bleu caractéristique qu’aujourd’hui encore,
en anglais, les plans techniques sont appelés des « blueprints ».
Aujourd’hui le cyanotype n’est plus vraiment utilisé du fait des progrès de l’imprimerie.
Seuls quelques artistes s’en servent encore pour son rendu unique et ses qualités de conservation.
Son procédé…
Le cyanotype est un procédé simple qui nécessite deux solutions chimiques préparées
avec de l’eau, du citrate d’ammonium ferrique et du ferricyanure de potassium.
Mélangées, les solutions sont appliquées sur du papier épais (ou d’autres surfaces absorbantes),
ce qui le rend sensible aux rayons UV.
Quand exposé à la lumière, le fer de ces solutions est réduit, se transformant de jaune-vert en bleu.
Cette technique peut être utilisée pour réaliser des tirages par contact, avec un négatif préparé
sur du papier transparent, ou bien pour réaliser des photogrammes, à l’aide d’objets ou d’éléments végétaux posés directement sur la surface sensibilisée.
Après un temps d’exposition à la lumière UV, directement au soleil ou à l’aide d’une insoleuse,
le support est rincé à l’eau claire et séché.
L’image est fixée sur le support.


Ma démarche picturale …
En premier lieu,
c’est l’attraction pour ce bleu . . . ou devrais-je plutôt dire pour ces bleus; véritable invitation à l’évasion, au voyage et à la découverte, associé aux grands espaces, aux horizons qui s’ouvrent, à l’infini . . .
Puis l’attraction pour la photographie ou plus précisément le moment magique et exaltant que représente la révélation de l’image au moment de son développement… ce moment imprévisible et incertain.
J’ai réalisé à travers ces deux émotions, que le chant des possibles de la création s’ouvrait à moi à travers ce procédé .
J’ai alors eu envie de me lancer dans l’exploration de ces possibilités infinies, aussi bien dans mes choix picturaux que dans la recherche de la couleur et des effets de matières.
L’autre élément qui rentre en jeu et non des moindres, c’est le soleil, partie prenante dans le rendu pictural, qui saupoudre parfois l’oeuvre de ces rayons.
De la représentation figurative à l ’abstraction, il me reste tant à explorer en espérant vous transmettre toujours plus d’émotion.